Oran, une Ville, une Vie

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Les ballades d'un petit garçon

Je me souviens d'un petit garçon qui accompagnait sa Grand-Mère pour faire les courses, nous allions par la rue de l'Arsenal à l'épicerie MORALES et nous remontions la même rue pour aller chez le boulanger M. RUIZ, il avait presque toujours un béret aux bordures blanchies par la farine et m'offrait souvent un pinocho, puis ma Grand-Mère revenait au 13 et laissait à ma Mère le pain et les courses qu'elle avait faites pour elle, elle restait un moment avec sa fille et repartait chez elle quand le clocher lui indiquait l'heure.

Ma Grand-Mère revenait souvent le soir passer un moment avec sa fille et ses petits enfants, elle donnait des nouvelles glanées cà et là du quartier qui était une grande famille.

Quand j'étais malade elle venait à mon chevet ou elle passait des longues heures à me narrait des contes qui devaient venir du Pays de ses parents immigrés d'Italie, d'une petite ile de la baie de Nâples "Procida" et j'aimais l'entendre de sa voix douce me contait les histoires qui sentaient bon ce Pays lointain. Il y avait une histoire qui parlait de la mère Michel.

Ma Grand-Mère était une brave femme silencieuse qui aimait tous ses petits enfants d'une douceur et d'une gentillesse extrême, c'était ma Mémé Marie, dans la quartier on l'appelait la Mémé ou Mme BARONE, l'on désignait leur maison que mon Grand Père avait construit de ses propres mains sous le nom de la Maison Barone. Les après midi sans école, nous allions chez lui et nous jouions avec nos cousins dans les jardins en espaliers de notre Grand-Père, nous grimpions aux arbres et allions manger les figues du figuiers à côté du pigeonniers, dans ma mémoire d'enfant c'étaient et cela restera les meilleurs figues que j'ai connu, elle étaient grosses et mures, a l'interieur elle avaient une pulpe rouge juteuse et sucrée à souhait, il y avait aussi un amandier, un grenadier et une vigne.

Notre Grand Père semblant de rien, nous surveillait, et nous laissait à nos jeux quelquefois téméraires pour des enfants, où nous sautions d'un espalier à l'autre pour finir quand notre courage grandissait et pour faire comme les grands de sauter du plus haut au bas du plus bas d'une hauteur de 3m, nous étions alors rentré dans le club des grands.

On sortant par la porte du haut du jardin de mon Grand-Père nous étions sur le passage Boutin qui donnait dans la rue des Soeurs Trinitaires où toutes les filles de la famille avaient été à l'école. Nous nous allons à l'école Emerat et nous avons connu Monsieur CASALET, puis le jeudi nous allions au patronage chez les Salésiens juste en face de chez nous.

Nos sorties étaient simple nous allons au cinéma du patronnage dans le dernier film était un film avec Fernandel où il se  cachait dans une fontaine et, peut-être comme pour nous dire au revoir, il était tombé  quelques gouttes de pluies qui devaient venir de Notre Dames de Santa Cruz qui disait au revoir à tous ses enfants réunis une dernières fois au patronage. Nous allions aussi au Famillia avec nos parents.

Quelques fois j'allais chercher à l'épicerie d'Adèle acheter une bouteille de bière BAO pour mon père, ma mère ne voulait pas que je sorte tout seul, mais j'écoutais mon père et j'étais fière de sortir seul pour chercher la bouteille de bière à mon père, je faisais les 50 m qui me séparaient  de notre maison à l'épiceerie avec mon petit panier, mon père me le demandait avec  gentillesse, il disait : "est-ce-que mon petit ane veut bien me chercher une bouteille de bière".

La Suite après le 21 octobre si tout va bien

 



14/10/2007
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